Choisir un sujet de mémoire ... ?

jeudi 15 octobre 2015
par  Jean-Pascal SIMON

1- Choisir son sujet

Au départ de toute entreprise de recherche il convient de s’interroger sur le choix du sujet, sur les motifs qui nous amènent à choisir tel ou tel thème cela peut être le gout pour …, ou problème vécu lors du stage en responsabilité, rencontré en première année lors des stages ou de la préparation de l’épreuve professionnelle etc… On ne doit pas se cacher que le choix est en partie motivé par des raisons subjectives. Il faut donc clairement se situer et se poser un certain nombre de questions relatives à son choix :

• Pourquoi ce sujet ?

• Pourquoi par moi ?

• Qu’est-ce que j’ai déjà fait, lu, quels cours j’ai déjà suivi dans ce domaine ?

De cette interrogation on doit garder des traces, c’est pourquoi il est nécessaire de les porter par écrit, écrire c’est penser autrement, quand on rédige, pour soi ou pour autrui, on fait progresser sa pensée. on devra donc trouver les réponses à ces questions dans le carnet de bord dans lequel seront rassemblées par ordre chronologique les réflexions, les remarques qui accompagneront la maturation du mémoire (voir plus haut). En outre, avant de commencer tout travail de documentation écrire trois ou quatre pages présentant les idées à priori que l’on a sur ce sujet, ses hypothèses de départ.

Ce travail permet de distinguer les hypothèses que l’on a à priorisur le sujet, on pourra par la suite distinguer dans les hypothèses retenues ce qui relève de l’étudiant et ce qui est le fruit des lectures et du travail de documentation. Si l’on ne fait pas ce travail on risque de voir se perdre les idées de départ, évincées par le fruit des lectures, là encore ce sera un instrument de mesure du chemin parcouru.

Organiser sa réflexion :

Pour construire le cadre dans lequel va se développer sa réflexion, on réunira des informations, des connaissances, des savoirs ; … provenant de diverses sources :

• des connaissances précédemment acquises tant dans le domaine purement disciplinaire que dans la formation générale ;

• des lectures faites ;

• le fruit de la confrontation des idées lors des ateliers mémoires ou lors des séminaires auxquels il pourra assister

• …

• et enfin les informations qu’il recueillera lors du recueil de données en classe.

On distinguera deux aspects du cadre théorique :

a) Le cadre théorique disciplinaire.

b) Le cadre théorique de la recherche.

Le cadre théorique disciplinaire, c’est l’état des connaissances dans la discipline d’enseignement considérée. On est toujours amené à choisir une école, une théorie, une approche des faits étudiés. Par exemple en ce qui concerne la didactique du français on pourra s’appuyer, dans le domaine de la lecture sur les travaux conduits dans le cadre

• d’une approche psychologique sur les mécanismes de reconnaissance des mots, de construction du sens …

• d’une approche sociologique sur les habitudes lectorales, le rapport à la lecture et aux textes … Dans le domaine de la production d’écrits de même

• une approche psychologique se centrera davantage sur le sujet produisant des textes

• une approche sociologique sur le rapport à l’écrit

• une approche pédagogique sur les démarches et méthodes à mettre en oeuvre dans la classe pour organiser l’enseignement de l’écrit

• …

Le cadre théorique de la recherche revoie à la manière dont sera conduit le recueil et le traitement des données : recueil de témoignages oraux ou écrits, de productions spontanées ou induites … traitement des données : cadre d’analyse défini à priori ou démarche empirique, question de la validité écologique des données rassemblées, … Quand on a fini (provisoirement) de définir son cadre théorique il convient de se demander comment on va organiser le plan de cette recherche : “Si aujourd’hui j’avais à rédiger : quelle introduction ? quelle conclusion ? quel ordre dans les parties du développement ? … Le plan rédigé ne sera certainement pas celui qui du mémoire mais il permet de définir une ligne de travail, un fil rouge, Ce plan heuristique est un contrat passé avec soi-même, un repère qui permet d’avancer en sachant où l’on va.

…. (suite dans le document joint)


La suite de l’article est dans le document joint.


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